Mumia Abu-Jamal : Muhammad Ali (1942-2016)

   Mumia Abu-Jamal
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It was Jan. 1942, when the baby, Cassius Marcellus Clay, Jr. was born to a working-class Negro family in Louisville, Kentucky.
In those days, Kentucky was famous for its distinctive blue grass, its championship horses and its whiskey. None knew that the brown boy born to the Clays would become one of the most famous and most revered men in the world.
In 1960, at 178 lbs., Clay would win an Olympic gold medal as a talented Lt. Heavyweight amateur. For many, that’s more than enough for a place in history.
But a mere 4 years later, he would stun the world by defeating the dreaded Sonny Liston, a man few expected him to beat, to become Heavyweight Champion of the world.
Soon thereafter, he would announce his conversion to the Nation of Islam, and his acceptance of a new, holy name: Muhammad Ali. The world would come to know and remember him today, by that name, and he would emerge as the biggest, boldest personality in the world of sports.
We forget today how his name, his faith, and his steadfast refusal to fight for the American Empire in Vietnam, marked him as one of the most hated men in America. We have forgotten how his fights occasioned many, many death threats against the world’s boxing champ.
When the World Boxing Association (WBA) stripped him of his title in 1967, many thought this was the end of his career. For refusing military enlistment he faced 5 years in prison; but he sued, all the way to the Supreme court-and won! In the interim, however, almost 4 years had passed; and these were the prime years of a boxer.
In 1974, he regained his title-and won it again in 1978 before retiring a year later. He dazzled his opponents and his fans with his uncanny hand speed and fancy footwork, which became known as the ‘Ali Shuffle’. He was a beautiful fighter, not simply because he was a beautiful man, but for an athlete of his impressive size, he danced around the ring and developed a fighting style that carried him through an outstanding career. (His motto: “Float like a butterfly; sting like a bee”).
In 1975, he said, boldly (and presciently):
I am America. Only, I’m the part you won’t recognize. But get used to me, Black, confident,  cocky; my name, not yours; my religion, not yours; my goals, my own–get used to me!
And guess what?–the world got used to him. He lived through 74 springs and became a beloved living legend.

Français

C’était en janvier 1942, que le bébé, Cassius Marcellus Clay Jr., est né dans une famille de la classe ouvrière noire à Louisville, Kentucky.

En ce temps-là, le Kentucky était célèbre pour son « herbe bleue » distinctive  (le pâturin), ses chevaux de championnat et son whisky. Personne ne savait que le garçon brun né chez les Clays deviendrait l’un des hommes les plus célèbres et les plus vénérés dans le monde.

En 1960, avec un poids de 80 kg., Clay allait gagner une médaille d’or olympique en tant que talentueux boxeur  amateur mi-lourd. Pour beaucoup, cela est plus que suffisant pour avoir une place dans l’histoire.

Mais à peine 4 ans plus tard, il allait ébahir le monde en battant le redouté Sonny Liston, un homme que peu de gens s’attendaient à le voir battre, pour devenir champion poids lourd du monde.

Peu après, il allait annoncer sa conversion à la Nation de l’Islam, et son acceptation d’un nouveau nom sacré: Mohamed Ali. Le monde allait le connaître et se souvient de lui aujourd’hui, sous ce nom, et il allait émerger comme la plus grande personnalité, et la plus forte, dans le monde du sport.

Nous oublions aujourd’hui comment son nom, sa foi, et son refus obstiné de se battre pour l’empire US-américain au Vietnam, l’ont désigné comme l’un des hommes les plus détestés en US-Amérique. Nous avons oublié comment ses combats occasionnèrent de nombreuses menaces de mort contre le champion de boxe du monde.

Lorsque la World Boxing Association (WBA) l’a dépouillé de son titre en 1967, beaucoup pensaient que ce serait la fin de sa carrière. Pour son refus de répondre à l’appel militaire, il fait face à 5 ans de prison; mais il va en justice, tout le chemin jusqu’à la Cour suprême et il  gagne! Mais entretemps, près de 4 années se sont écoulées,  et celles-ci étaient  les meilleures pour un boxeur.

En 1974, il a repris son titre et l’a remporté à nouveau en 1978 avant de se retirer un an plus tard. Il a ébloui ses adversaires et ses fans avec la rapidité inouïe de ses mains et son fantastique jeu de jambes, qui est devenu célèbre sous le nom de Shuffle* d’Ali. Il était un beau combattant, pas seulement parce qu’il était un bel homme, mais pour un athlète de sa taille impressionnante, il dansait autour du ring et a développé un style de combat qui l’a porté à travers une carrière exceptionnelle. (Sa devise: «Flotter comme un papillon, piquer comme une abeille »).

En 1975, il a dit, avec audace (et prescience):

Je suis l’Amérique. Je suis la partie que vous ne reconnaîtrez pas. Mais vous devez vous habituer à moi. Je suis noir, confiant, arrogant; mon nom n’est pas le vôtre, ma religion n’est pas la vôtre, mes objectifs me sont propres; vous devez vous habituer à moi

Et devinez quoi? -le monde s’est habitué à lui. Il a vécu 74 printemps et est devenu une légende vivante aimée de tous.

NdT

Le shuffle était une danse d’esclaves, inventée pour communiquer entre eux après l’interdiction des tambours par les maîtres.  Il a fusionné avec la gigue irlandaise et le mode de communication des paysans irlandais, qui tapaient avec leurs sabots sur des troncs de bois pour communiquer d’une vallée à l’autre, pour donner la tap dance, les claquettes.

Español

Era enero de 1942, cuando nació el bebé Cassius Marcellus Clay, Jr. en una familia negra de la clase trabajadora, en Louisville, Kentucky, USA.

En esos días, Kentucky era famoso por su pasto azul distintivo (el blue grass), por sus caballos de campeonatos y por su whisky. Nadie se imaginó que ese niño moreno hijo de la familia Clay llegaría a ser el hombre más famoso y admirado del mundo.

En 1960, con 178 libras de peso, Clay ganó una medalla de oro olímpica como un talentoso boxeador amateur de peso medio pesado. Para muchos, eso era más que suficiente para tener un lugar en la historia.

Pero cuatro años después, sorprendería al mundo al vencer al temido Sonny Liston, hombre al que pocos pensaban  que iba a derrotar, para convertirse en el campeón mundial de peso pesado.

Poco después, anunció su conversión a la Nación del Islam, y su adopción de un nuevo, santo nombre: Muhammad Alí. El mundo llegaría a conocerlo y a recordarlo hoy con ese nombre, y se convertiría en la personalidad más grande y fuerte en el mundo de los deportes.

Hoy olvidamos como su nombre, su fe religiosa, y su firme rechazo de ir combatir por el Imperio USamericano en Vietnam lo marcaron como uno de los hombres más odiados de los Estados Unidos.  Hemos olvidado que sus peleas ocasionaron en repetidas ocasiones, muchas amenazas de muerte contra el campeón mundial de boxeo.

Cuando la Asociación Mundial de Boxeo (AMB/WBA) lo despojó su título en 1967, muchos pensaron que ése era el fin de su carrera. Por negarse a cumplir el servicio militar fue condenado a cinco años de prisión, pero presentó una demanda ante los tribunales, hasta llegar al Tribunal Supremo.  ¡Y ganó! Entre tanto, sin embargo, casi cuatros años habían pasado y ésos eran los mejores años para un boxeador.

En 1974, reconquistó su título y volvió a ganarlo en 1978 antes de retirarse un año después. Ali deslumbraba a sus adversarios y a sus aficionados con la extraordinaria rapidez de sus manos y su admirable juego de piernas, que llegó a ser conocido como « the Ali Shuffle/el baile de Alí ». Fue un boxeador extraordinario, no solo porque era un hombre muy bien parecido, sino porque era un atleta de talla impresionante que bailaba alrededor del ring y porque desarrolló un estilo de pelea que llevó a lo largo de una magnífica carrera (Su lema era: « Flota como una mariposa, pica como una abeja »).

En 1975, dijo, con audacia (y proféticamente): « Soy América. La parte que no van a reconocer. Pero acostumbraos a mí. Negro, confiado, chulo, a mi nombre, no el suyo; mi religión, no la suya; mis metas, la mía propia; ¡acostumbraos a mí! »

Y ¿saben qué?–el mundo se acostumbró a él. Muhammad Ali vivió 74 primaveras y llegó a ser una leyenda viviente muy querida.

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