Soutien espagnol au peuple palestinien: plus de 50 municipalités et députations provinciales ont rejoint la campagne BDS contre Israël

Diagonal. 17/8/2016

Original: Apoyo español al pueblo palestino: Más de 50 ayuntamientos y diputaciones se suman a la campaña de BDS a Israel

La municipalité de Santa Eulalia à  Eivissa (Ibiza) a adopté la motion de boycott d’Israël à la fin juillet. Le groupe de pression sioniste ACOM a répondu à cette motion par une plainte judiciaire.

Plus de 50 municipalités et députations provinciales ont répondu à la campagne de boycott d’Israël impulsée par le Réseau de solidarité contre l’occupation de la Palestine (RESCOP). Le conseil municipal de Santa Eulalia à Ibiza, a été le dernier à s’ajouter à une liste de 51 administrations publiques, avec l’adoption, le 29 juillet dernier, d’une motion dans laquelle il a déclaré, entre autres mesures pour protéger les droits de l’homme qu’il « n’encouragera aucun échange de type économique, institutionnel, universitaire et culturel avec l’État d’Israël tant que celui-ci n’appliquera pas les résolutions de l’ONU et le droit international ».

La motion, proposée par le groupe Guanyem Santa Eulalia, a été soutenue par les élus du Parti populaire et du PSOE, ce qui fait de cette municipalité la première gouvernée par le PP à approuver une motion de ce genre. L’adoption de la motion a été suivie quelques jours plus tard par le dépôt d’une plainte par le lobby sioniste ACOM devant les tribunaux de Palma de Mallorca. Ce groupe de pression a déjà déposé plus de trente plaintes contre des sociétés et collectifs qui favorisent la campagne de boycott, désinvestissement et de sanctions (BDS) contre Israël, selon ce  qu’il déclarent sur son site ouèbe.

Du côté de RESCOP, on affirme que le groupe sioniste ACOM, qui est basé à Madrid, « a comme seul objectif de défendre un État qui il y a à peine deux ans, a massacré plus de 2205 personnes à Gaza – dont plus de 550 enfants – et de diffamer les individus, groupes et institutions de l’État espagnol qui promeuvent le respect du droit international et des droits de l’homme en Palestine ».

Le collectif affirme également que l’origine de ce groupe radical d’extrême-droite et de ses semblables visant à «défendre Israël» à l’étranger coïncide avec l’annonce par le gouvernement Netanyahou qu’il injectera des milliards d’euros à l’étranger dans le «combat» contre le BDS . « Le manque de transparence et de contrôle de cette organisation nous préoccupe, car ils pourraient obtenir des fonds de l’étranger pour saper la démocratie locale, les libertés civiles et le droit à la liberté d’expression dans notre pays », indique RESCOP, un collectif qui exige des autorités espagnoles qu’elles « mettent un terme à cette guerre sale  d’Israël dans le monde entier et qu’elles protègent les défenseurs des droits de l’homme contre leurs attaques ».

L’initiative de création d’Espaces libres de l’apartheid israélien (ELAI) répond à un appel de solidarité avec le peuple palestinien pour forcer Israël à se conformer au droit international et à respecter les droits de l’homme. Parmi les administrations publiques qui ont déjà rejoint le mouvement, se trouvent les municipalités de Badalona, Terrasa, Rivas-Vaciamadrid, Gijón ou Alcoi, le Chapitre insulaire (Cabildo) de la Grande Canarie ou les députations des provinces de Séville et Cordoue.

L’initiative « a été adoptée et adaptée par de nombreux mouvements sociaux, commerces, centres d’éducation, médias et institutions publiques de l’État espagnol », indique RESCOP. Ce collectif explique que le mouvement BDS « est non seulement un mouvement  articulé à l’étranger principalement par des juifs antisionistes », entre autres les organisations Jewish Voice for Peace ou International Jewish Anti-Zionist Network, « mais aussi que ceux qui élèvent leurs voix pour un boycott mondial d’Israël, y compris en Israël même, sont de plus en plus nombreux ». En août 2014, plus de 350 victimes et descendants du génocide juif ont  condamné l’attaque israélienne contre Gaza et ont appelé au BDS contre Israël.

On compte également plus de 350 ONG, syndicats et organisations sociales qui ont déjà exprimé leur soutien à la campagne BDS et, comme  le souligne RESCOP, le rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’opinion et d’expression, lors de sa visite en Israël, a examiné les boycotts et les a reconnus comme des actions « pacifiques, légitimes et internationalement acceptées », protégées par la liberté d’expression.

Performance de la campagne BDS à Madrid pour appeler au boycott d’une entreprise israélienne ayant une filiale dans la capitale espagnole. / Diso Press

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s