La solitude des pêcheurs de Gaza dans une guerre de l’ombre

par Ahmed Alkabariti أحمد الكباريتي

Original: الصيادون في غزة.. عُزلة وحربٌ في الظلمات

Si la mémoire des cellules de votre cerveau est pleine de filets verts cryptés,  d’une petite barque pleine de trous sur les côtés, dans une eau peu profonde et salée, et que la peur vous tient compagnie dans le noir de vos nuits, alors vous êtes sûrement l’un des trois mille « chercheurs » de poissons dans la mer de Gaza.

S’il vous arrive un jour de vous promener dans le port de Gaza, vous trouverez des solitaires qui n’ont pas envie de parler aux autres, qui se montrent rarement aux heures du jour et peut-être ne remarquent même pas votre présence et ne répondent pas si l’on s’adresse à eux,  non pas qu’ils soient sourds ou aveugles, mais ils ont assez de problèmes comme ça. Ce sont les pêcheurs de Gaza.

La période 1967-1978 a été l’âge d’or de la pêche dans la bande de Gaza, en raison de l’espace dans lequel ils pouvaient pêcher.

Ils se sont retrouvés à faire ce métier par obligation ou par amour des filets et de la mer, ou  peut-être sous l’inspiration du Vieil homme et la mer, du merveilleux et célèbre écrivain US, Ernest Hemingway. Il y raconte comment Santiago,  le protagoniste, passe 80 jours sur son bateau sans attraper un poisson. Leur condition est peut-être similaire à celle de Santiago, à une différence près : eux ont affaire aux  « commandos » navals gâcheurs d’ambiance.

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