La nouvelle frontière du journalisme : franchir le seuil qui mène de l’avoir à l’être-Récit d’un itinéraire personnel

par Nafeez Ahmed
Original: Journalism’s next frontier: crossing the threshold from having to being
A personal journey
Publié par INSURGE INTELLIGENCE, un projet de journalisme d’investigation pour les gens et la planète, faisant appel au financement participatif. Soutenez-nous pour nous puissions continuer à creuser là où d’autres n’osent pas s’aventurer. 
9 mai 2017,  20h23
Nous en sommes au cinquième  mois du processus de conception de ce qui sera à notre avis une plateforme médiatique qui refondra le journalisme du XXIème siècle.
Je suis assis sur le canapé, dans mon appartement londonien, tapant comme un fou sur le clavier de mon MacBook. Mes filles prennent leur dîner tout en regardant Gilmore Girls sur Netflix. Dans la chambre à coucher ma femme essaie d’endormir notre bébé. Je lève la tête pour voir le ciel par la fenêtre.
Novembre 1998, 2 heures du matin
Je suis seul dans ma chambre. Les larmes coulent à grosses gouttes sur mes joues. Apathique, je fixe la rue. Je veux juste me tirer de là. Mais je ne peux pas. Je n’ai nulle part où aller.
Presque tous ceux qui travaillent dans la presse savent que le journalisme a besoin d’être « réparé ». Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le journalisme. Mais nous ne pouvons pas réparer le journalisme sans savoir exactement ce qui ne tourne pas rond en lui, et pourquoi. Le problème, c’est que, même si nous savons beaucoup de choses sur ce qui cloche, le journalisme institutionnel, dans la plupart des cas, est incapable d’apporter des réponses pertinentes à des questions comme « comment » et pourquoi ».
J’ai commencé à écrire quand j’étais ado. Alors que j’étais censé réviser pour mes A-levels (équivalent britannique du bac), je séchais les cours.

Autoportrait

 Mais je ne traînais pas dans la galerie marchande, je n’allais pas fumer au parc, je ne glandais pas dans le quartier avec mes copains. Non, j’allais à la bibliothèque.
J’étais un lecteur boulimique. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main : philosophie, politique, religion, spiritualité.
Et j’écrivais pour garder une trace  de ce que je lisais. Des tonnes de notes. Certaines donnaient naissance à d’autres réflexions, et me faisaient prendre la tangente  vers d’autres projets d’écriture.
J’étais investi d’une mission.
Quelles qu’en soient les raisonsennuis familiaux, névrose d’adolescent, j’éprouvais un besoin ardent de donner un sens à ma vie. Et l’éducation traditionnelle ne semblait pas faire l’affaire.

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